Je photographie Paris le jour tous les jours.

Je suis impatient et combats constamment le sentiment d’être commun, debout dans un wagon, une respiration dans ma nuque, le claquement des portes et le bruit. 

J’ai abandonné l’idée de ne plus rien avoir en tête et de profiter d’un moment où je me repose vraiment.

Pourtant Paris a une couleur et tous ceux dans la foule que j’aimerais pousser ou faire taire sont des repères que j’observe. J’observe leurs habitudes qui m’irritent dans le présent et me touchent avec du recul car une fois photographiées et isolées, ces attitudes ne sont plus celles d’anonymes, elles ne sont plus anodines. Elles deviennent ce qui caractérise pour moi les gestes de notre époque.

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