ROMAN BONNERY

J’ai revu New York.

Je suis allé me réfugier à Greenwich dès mon arrivée. Les immeubles sont bas, les boutiques petites, les rues sont étroites. Il y a des arbres et peu de touristes. Il fait froid et gris puis il pleut. J’achète un parapluie à 5 dollars dans un Smoke Shop. C’est mon premier contact avec l’autochtone et je sais là que je n’aurai pas de mal à parler et à m’entendre avec eux. 

J'arpente les rues sans peur de me perdre car New York est logique. C'est droit et perpendiculaire et numéroté. Je suis lent au début, le décalage horaire est terrible et je ne suis pas chez moi. J’apprivoise les voitures, les piétons, ni polis ni hostiles, des habitants de mégalopole. Je m’y retrouve et m’y sens bien. 

Les heures passent et mon rythme de marche accélère. Pas question d’attendre au feu rouge piéton de chaque rue qui coupe une avenue. Je fais comme les New Yorkais, je trace.

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